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Culture

Traditions

Le Carnaval ne se fête pas uniquement à Rio de Janeiro mais tout le Brésil. Notre coup de coeur dans le Nordeste? Le carnaval d´Olinda, une petite ville coloniale au nord de Recife.

Le candomblé, cultes et rituels africains, fait également partie des traditions fortes du Brésil. Venu d’Afrique, le candomblé est une religion qui a incontestablement trouvé sa place au Brésil et plus particulièrement dans le Nordeste où le culte est omniprésent.

Les cangaçeiros et Lampião, sont de véritables icônes du Nordeste du Brésil. Immense pays aux contrastes marqués, le Brésil possède des histoires admirables et surprenantes. Celle des cangaçeiros, célèbres bandits du Nord-Est brésilien qui ont vécu entre 1870 et 1940 dans la zone appelée le sertão, n’est pas une exception.
Virgulino Ferreira da Silva, mieux connu sous le nom de Lampião, était le chef le plus populaire de ces groupes de brigands. Sa renommée est due, entre autres, au fait d’avoir échappé à la traque policière durant presque deux décennies.

Musique

Né dans l’Etat du Pernambuco à Exu, Luiz Gonzaga a été élévé entre des pelles et accordéons. Son père fermier de métier, animait des fêtes de villages et reparait les accordéons pour arrondir les fins de mois. Luiz l’accompagnait et restait à observer les accordéonistes jouer de cet instrument qui le fascinait. La naissance du chanteur Nordestino le plus célébre du Brésil s’est fait sous le coup du sort, il a dû remplacer au pied levé un arccordéoniste lors d’une fête qu’animait son père. Le talent de Luiz Gonzaga enfin révélé au grand public, tout s’enchaîne.
Confiant et soutenu par son entourage, le jeune artiste a économisé et acheté son premier accordéon. L’envie de conquérir le pays l’a éloigné de sa terre natal pour l’amener à Fortaleza dans un premier temps, puis Juiz do fora où il a fait la connaissance de Domingos Ambrósio pour enfin poser ses valises à «  »Rio de Janeiro » ».
Sa rencontre avec l’accordéoniste Ambrósio lui a permis d’apprendre les rythmes typiques du Sud du Brésil, sa musique sonnait sur les rythmes sudiste, mais son public lui réclamait les rythme du Nordeste : le «  »baião » ».
Vêtu du vêtement typique du «  »Sertão Nordestino » » , Luiz Gonzaga a été entre 1940 et 1955 l’artiste le plus populaire du Brésil. Les générations suivantes d’artistes brésiliens ont continué à faire honneur à ce grand artiste, comme par exemple Gilberto Gil qui a repris la chanson la plus connue de Luiz Gonzaga « Asa Branca »

Gilberto Passos Gil Moreira, est un chanteur brésilien, né à Salvador dans l’état de Bahia. Il est mondialement connu sous le nom de Gilberto Gil. Très vite tombé amoureux de la musique et les sons caractéristiques du Nordeste, Gilberto Gil a appris à jouer de l’acordéon. A l’âge de 18 ans, avec quelques amis, il forme un groupe qui enchaîne les représentations dans les bars et fêtes privées.
Baignant dans la musique durant toute son adolescence, il découvre des artistes comme Joao Gilberto, qui l’inspire et lui donne envie d’apprendre d’autres instruments et d’écrire des chansons.
« Bem devagar » est le premier titre composé par Gilberto Gil. Très vite diffusé sur les ondes, sa carrière est lancée. Il rencontre les plus grands noms de la Musique Populaire Brésilienne (MPB), comme le chanteur Gal Costa, Caetano Veloso… avec ce dernier il va créer le mouvement « tropicalismo » qui mêle politique et musique. Ils ont reçu de vives critiques qui ont entraînées la fin de ce mouvement novateur pour l’époque.
Très engagé politiquement, il est nommé ministre de la culture de 2003 à 2008. Cette nouvelle fonction ne l’a pas empêché de continuer a composé et d’enchaîner les succés.

Littérature

Jorge Amado, un nordestino est très impliqué dans la vie politique du partie communiste du Brésil. Sa vie et ses origines sont des sources d’inspiration inépuisables à ses écrits.

Gilberto Freyre ou l’homme qui révolutionna la sociologie brésilienne. Ecrivain, anthropologue, sociologue ? Gilberto Freyre (1900-1987) était un peu tout cela à la fois, l’un des intellectuels les plus influents du Brésil au XXème siècle, même si ses théories sont parfois critiquées.

Danse

Du Brésil, tout le monde connaît la samba du carnaval de Rio, mais avez-vous déjà entendu parler du frevo et du forró ? Ces deux musiques et danses sont, elles, particulièrement emblématiques de la région du Nordeste.

Caractéristique de l’Etat du Pernambouc et plus particulièrement de la ville de Recife, le frevo est une musique et une danse de carnaval pour le moins acrobatique. Tandis que l’orchestre joue des instruments à cuivre (trompette, tubas, trombone voire saxophone…), rythmés par les battements rapides d’une caisse claire et d’un surdo, les danseurs improvisent une chorégraphie quasi endiablée. Frevo vient d’ailleurs du verbe « ferver »,qui signifie « bouillir »…

Si le forró est lui aussi originaire du Nordeste, il y a deux différences notables avec le frevo : c’est une musique avant tout rurale et une danse de couple. La danse forró est, le plus souvent, assez simple, joyeuse et sensuelle : deux pas à gauche, deux pas à droite, par exemple. Emmené par le cavalier, le couple danse sur la musique d’un orchestre composé d’un accordéon (« sanfona »), d’un triangle, d’un zabumba (grosse caisse, tenue en bandoulière) ou encore quelquefois d’un tambourin (« pandeiro »).

Gastronomie

Voici nos 2 coups de coeur culinaires du Nordeste: l´açaí et l´acarajé de Bahia. L´açaí, fruit gourmand et énergisant, pousse sur un palmier que l´on trouve en Amazonie. Les brésiliens ne mangent pas le fruit pure, ils le mixent jusqu’à obtenir une «  »purée » ». L’açaí n’a en soit pas beaucoup de goût, c’est pourquoi il est va être mélanger avec d’autres ingrédients. Voici plusieurs façons de le déguster. Par exemple dans le Nordeste du Brésil, les plus anciens mangent l’açaí avec de la «  »farofa » » (farine de manioc ou de maïs). Une recette naturelle, nourissante et bonne pour la santé. Le plus commun au Brésil, et particulièrement dans le Sud, est de manger l’açaí «  »gelado » »(froid) avec du guaraná. Cela ressemble à un sorbet que l’on mange à la cuillière. Vous pouvez l’agrémenter, de banane, fraise, des céréales, noix du pará, noix de caju, tapioca…à chacun sa recette. À consommer sans modération, l’açaí est super énergisant et a des vertus antioxydants.

L’acarajé est une spécialité culinaire de l’état de Bahia. Quelques ingrédients et une explosion de saveur : Des « feijão fradinho » (haricot à œil noir), des oignons, du sel et de l’huile de palme. une fois mélangé le tout est servi sous forme d’une boule frit. Cet amuse-bouche nordestino est accompagné d’une sauce à base de lait de coco, de piment et de crevette, appelé le vatapá. Dans les traditions religieuses du candomblé, l’acarajé est considéré comme la nourriture des dieux ; « les Orixás ».