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Quand Terra Brazil et Terra Nossa se retrouvent le temps d’un voyage le long du Rio Negro.

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Amazonie : Manaus et croisière sur le Rio Negro
Par Julia,01/04/2016 »

Manaus, son centre historique et ses marchés


Iva de Terra Brazil et moi nous apprêtons à partir cinq jours pour une folle croisière en Amazonie. Le voyage est au départ de Manaus.


Manaus est une ville paradoxale, à la fois pôle industriel majeur et porte d’entrée de l’Amazonie brésilienne. Les voyageurs et hommes d’affaires s’y côtoient sous le regard amusé de ses habitants.
Aussitôt descendues de l’avion, la chaleur humide de l’air nous rappelle que nous sommes sur le domaine de la forêt tropicale. Le chauffeur de taxi nous laisse ni plus ni moins aux pieds du symbole de la ville : le Teatro Amazonas.


Teatro Amazonas (jour 1).



Nous parcourons le centre historique et descendons jusqu’au marché municipal Adolpho Lisboa avec nos gros sacs à dos. Les manauaras nous regardent avec curiosité. Nous sommes frappées par le calme des rues passantes et l’amabilité des habitants.
Aux abords du fleuve on trouve de nombreux marchés. Au marché Adolpho Lisboa, caractérisé par une jolie architecture Art Nouveau, ma collègue et moi faisons le plein d’objets d’artisanat local et de produits de beauté naturels à base de fruits amazoniens tels que le cupuaçu, l’andiroba ou le buriti.


Étalage de produits de beauté amazoniens – marché Adolpho Lisboa (jour 1).



Un peu plus loin se trouve un marché traditionnel de fruits et légumes et de viandes.


Tucumã : petit fruit utilisé comme garniture des crêpes à la farine de manioc (tapioca).


L’Amazon eco-boat


Quelques heures plus tard, nous voici devant le mythique hôtel Tropical, où nous avons rendez-vous avec le capitaine de l’Amazon Eco Boat.


Entrée principale du Tropical Eco Resort de nuit. © tropicalmanaus.com.br



L’Amazone Eco-Boat c’est un concept, le vrai nom du bateau est Mamie Denise.



Nous voyons Elias, le capitaine du bateau, en personne pour la première fois lorsque celui-ci vient à notre rencontre, deux ponchos de pluie à la main. C’est lui qui dirigera l’équipe et décidera de l’itinéraire au long du voyage. À l’origine, lui et sa femme ont retapé le bateau 4 ans auparavant pour y vivre. Aujourd’hui il accueille des voyageurs ; surtout des voyageurs étrangers puisqu’Elias parle couramment le français. Nous descendons vers la passerelle qui nous sépare du bateau sous une pluie battante et dans la nuit tropicale.
Nous serons cinq en tout pour ce voyage au fil de l’eau : ma collègue et moi, Elias, son assistant Genilson et la cuisinière Su.


Fatiguées d’avoir marché toute la journée, Iva et moi nous effondrons sur une banquette de l’espace principal entre les chambres et la cuisine, devant une assiette de hors-d’œuvre préparés par Su : une soupe claire au poisson accompagne des rolls de fromage et de jambon, fourrés à la confiture. Sur le bateau tous les repas sont copieusement servis à l’heure que l’on souhaite.


Morceaux de banane rôtis à la poêle pour le petit-déjeuner.



Déjeuner équilibré dont Su a le secret.



La décoration du bateau est cosy et l’ambiance conviviale. Des bouteilles de vins côtoient des ornements en paille. Notre chambre se trouve à l’avant du bateau. Nous serons aux premières loges pour profiter des paysages.


Aperçu de la chambre principale.



La partie la plus intéressante est sans doute le pont du bateau, c’est là où tout se décide. Lorsque le bateau navigue sur l’eau, la plupart du temps Elias et Genilson se relaient derrière le gouvernail pendant que Su s’affaire aux fourneaux.


Pont de l’Amazon Eco-boat navigant sur le Rio Negro.



Nous passons la première nuit accostés à une plage à 1h30 en bateau de Manaus (Praia do Tupé), le lendemain nous irons voir la rencontre des eaux.


Rencontre des eaux des fleuves Solimões et Negro qui se rejoignent pour former l’Amazone (jour 2).



La rencontre des eaux est…Exactement comme sur la photo. Mais c’est l’occasion pour Elias de nous expliquer que les eaux boueuses du fleuve Solimões sont chargées de matières organiques propices au développement des poissons. Quant au fleuve Negro, ses eaux acides et noires freinent le développement des moustiques.


Les prochaines étapes vont nous conduire de plus en plus loin dans l’Amazonie, vers des paysages sauvages. Le climat, les paysages époustouflants et les ondulations de l’eau nous font perdre progressivement la notion du temps.


Poisson caché entre les Nénuphars géants au parc du Janauary (jour 2).



Bain dans une mini cascade hydro-massage, que demander de plus ? (jour 3)



Sur le bateau, on ne s’occupe de rien… Les journées sont rythmées par les activités, les conversations avec l’équipage, les repas et les siestes.


Les dauphins roses sauvages sont attirés à l’aide de poissons. On peut alors toucher leur peau caoutchouteuse (jour 3).



Seu Antônio (Monsieur Antônio) nous explique l’utilité de quelques plantes amazoniennes (jour 4).



Elias connait Manaus et ses environs comme sa poche, il en est originaire. Il répond à toutes nos interrogations avec plaisir et nous explique la philosophie de son projet : il cherche à attirer un public respectueux pour des voyages contemplatifs. L’eau de la douche est celle du fleuve ; des savons biodégradables sont à notre disposition ; l’électricité est générée à partir de panneaux solaires. Élias déplore seulement l’usage de carburants fossiles comme combustible.
Le cinquième jour, on retourne à Manaus pour prendre l’avion, non sans un pincement au cœur mais avec la sensation d’avoir bien profité du voyage.


La fine équipe : Su, Genilson et Elias.